Affaire AHS : Danielle Smith annonce une enquête interne
Mercredi, la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a maintenu la ministre de la Santé, Adriana LaGrange, dans ses fonctions. Elle a également promis une enquête interne indépendante, nommé un nouveau sous-ministre de la Santé et annoncé un processus de gestion des conflits au sein de Services de santé Alberta (AHS). La semaine dernière, l’ancienne présidente et PDG d'AHS, Athana Mentzelopoulos, a déposé une poursuite en justice de 1,7 M$ pour licenciement abusif contre la province et contre AHS. Elle affirme avoir été mise à la porte parce qu’elle aurait lancé une enquête interne et un audit sur les contrats et procédures de passation de marché entre AHS et certaines entreprises privées. À la suite de cette affaire, Danielle Smith a promis, mercredi, lors d’une conférence de presse, que son administration allait choisir une personnalité indépendante, avec de fortes compétences juridiques, pour enquêter en interne. La première ministre a répété qu’elle n’avait Mes actions étaient tout à fait claires. De son côté, la ministre de la Santé, Adriana LaGrange, a répété que les allégations portées contre elle étaient fausses. « D’autres devront être examinées par le vérificateur général et l’enquête indépendante », a-t-elle déclaré. Quant à la poursuite engagée par l’ex-présidente d’AHS, Athana Mentzelopoulos, la ministre a promis d’envoyer sa réponse dans les prochaines semaines et a déjà annoncé Adriana LaGrange a aussi expliqué avoir, pendant des mois, demandé à l’ancienne présidente de Services de santé Alberta de lui transmettre des éléments concernant ses inquiétudes autour des passations de marchés au sein d’AHS, sans succès. « Athana Mentzelopoulos voulait une enquête interne. Je l’ai encouragée, mais j’avais besoin de preuves pour savoir si ses doutes étaient légitimes ou si elle voulait empêcher le développement des contrats avec les cliniques privées », indique la ministre, qui assure avoir envoyé 18 directives, sans jamais recevoir d’information ou de documentation substantielle. Elle a précisé ne pas avoir mis au courant la première ministre, car, selon elle, il s’agissait encore d’allégations sans fondement. Danielle Smith a en tout cas choisi de maintenir sa confiance envers Adriana LaGrange. L’opposition a rapidement réagi à cette annonce. Naheed Nenshi, chef du Nouveau Parti démocratique, a demandé pourquoi le gouvernement ne demandait pas une enquête publique. Danielle Smith a également annoncé un nouveau sous-ministre de la Santé ainsi qu’un processus de gestion des conflits au sein de l’administration et de Services de santé Alberta, qui durera le temps de l’enquête, mais sans préciser davantage en quoi constitue ce dispositif. Pour le professeur de science politique au Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta Frédéric Boily, ces annonces du gouvernement Selon lui, parler d’une enquête indépendante Frédéric Boily s’interroge d’ailleurs sur ces investigations. S’il y a eu des irrégularités, nous réglerons ça immédiatement. Si des erreurs ont été commises, elles seront corrigées
, a assuré Danielle Smith, ajoutant que l’enquête devrait durer entre quatre et six mois.L'opposition très critique
pas été impliquée dans les décisions d'AHS ou leur application
.une défense vigoureuse
. Confiance maintenue
De nombreux contrats ont été passés par AHS avant ma nomination, et la ministre n’a rien à voir avec ces partenariats. Elle a fait son travail
, a-t-elle déclaré.Parce que Danielle Smith ne veut pas que l’on connaisse la vérité [...] Elle demande aux gens d’enquêter sur leurs propres façons de faire et de leur envoyer leurs rapports. Cela n’a aucun sens
, a déclaré le chef du NDP.Un processus de gestion des conflits, cela ne veut rien dire
, a ajouté Naheed Nenshi.ne semblent pas en mesure de faire baisser la pression
. ne semble pas encore suffisant pour passer la rampe de l’opinion publique ou du parti, où on a vu s’élever des voix importantes pour que le gouvernement fasse la lumière sur ces allégations
.Le processus n’est pas clair, et le gouvernement semble hésitant. S’il n’y a pas de commission, si les enquêtes ne viennent pas du judiciaire, si la police n’est pas impliquée, on peut avoir des doutes sur l’indépendance
, conclut-il.
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